« Compétitivité européenne »
Présentation
Si la mondialisation demeure portée par des « dynamiques d’ouverture économique et politique, elle se caractérise également par l’émergence de grandes puissances économiques, ainsi que le développement d’une série de tensions identitaires et géopolitiques » (L. Cohen-Tanugi).
Ces tensions grandissantes modifient la donne en matière de sécurité et interpellent sur le projet d’Europe et sa capacité à assurer sa sécurité.
La compétition accrue entre entreprises les conduit à développer des stratégies juridiques et économiques d’optimisation qui peuvent générer des délocalisations, délocalisations d’activités et des centres de décision. Ce phénomène génère une concurrence entre Etats en tant que sites d’investissements et d’activités. Parallèlement, la compétition aigue entre puissances et la montée des nationalismes font désormais partie du jeu. Dans un tel contexte, avec un tel changement de la donne géopolitique et géoéconomique le projet Européen doit être revu si cette zone géographique porteuse d’un projet et de valeurs communes veut conserver une place dans le monde.
Révision du projet, car il faut désormais ajouter à la dimension traditionnelle du Marché Intérieur une dimension externe portée par des intérêts communs forts, décliner une politique industrielle, et redéfinir un cadre juridique apte à assurer une ouverture régulée (principe de réciprocité).
Le programme de recherche propose une réflexion sur la dimension européenne : cadre juridique et initiatives en matière de compétitivité notamment de politique industrielle avec un focus sur les secteurs stratégiques et des préconisations sur un régime cohérent à l’échelle de l’Union européenne qui pourrait leur être applicable. Cette réflexion nécessite de prendre en compte dans une approche globale les différents aspects suivants : régulation et concurrence (aides d’Etat, droit des concentrations), gouvernance et contrôle des entreprises (OPA, golden shares, législation sur les investissements étrangers), aspects de politique industrielle (R&D, clusters), rénovation des outils de politique commerciale de l’UE (AMP, grands contrats, ouverture du secteur défense)…